"La mort n'existe pas. Vaincre la mort, c'est changer de monde et se mettre à voyager".
Préceptes de vie du guerrier de lumière
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Shen-Po "La mort n'existe pas. Vaincre la mort, c'est changer de monde et se mettre à voyager".
Préceptes de vie du guerrier de lumière
" Un homme instruit qui ne retient pas sa passion est comme un homme aveugle tenant une torche; il éclaire les autres sans pouvoir s'éclairer lui même"
"Victorio" a été écrit il y a un petit moment, suite à un exercice de style. Ma grand-mère l'a lu - le seul d'ailleurs-et malgré la qualité plus que moyen du texte, elle l'a adorée. Je vois encore son regard, fier, en me fixant. Voilà, merci à elle pour son amour et la force qu'elle a pu nous donner.
S-P

Ce jour-la ou plutôt ce soir-la, en l’année 174…, mes parents n’avaient pas voulu me dévoiler la surprise qu’ils me préparaient pour mes huit ans. Je les avais pourtant suppliés en usant de tendresse. A cet age, l’imagination est vaste mais je n’eus pas alors l’idée que le cadeau qu’ils allaient m’offrir serait le début d’un feu ardent, d’une immense passion dont je fis ma vie.
Mon père et moi étions habillés comme des princes. C’était la première fois que j’étais vêtu de noir et de blanc, semblable à un adulte. Ma mère portait une robe de velours pourpre mettant en valeur sa douce beauté.
Lorsque nous prîmes la voiture, les chevaux me donnèrent l’impression divine de voler. Comme si, par delà les toits de la ville fumante, le ciel m’ouvrait ses bras larges et étoilés. C’était une nuit décidément sublime par sa fraîcheur et son harmonie.
Enfin nous arrivâmes. Devant un très grand bâtiment illuminé, des voitures comme la notre s’arrêtaient. Je pus lire avec un peu de difficulté « Opéra de Vienne ». J’avais déjà entendu parler de ce lieu mais je ne savais pas exactement ce qu’il s’y passait.
Nous avons traversé le grand hall avant de gravir un splendide escalier. Enfin installés dans une loge non loin de musiciens, je pouvais admirer l’immense salle qui se présentait à moi. En apercevant tant de monde j’eus une sensation étrange. Mon cœur battait de plus en plus fort. J’étais comme lié à cette foule de spectateurs. Quelque chose de sublime devait se produire et nous étions tous venus pour le découvrir.
Le chef d’orchestre entra. Il salua la salle qui se tut soudain lorsqu’il fit face à ses musiciens. Sous la direction de la baguette qu’il tenait fermement, tous les instruments se mirent à chanter la « Primavera ».
Les sons arrivaient délicieusement à mes oreilles. Leur beauté me transportait, fraîche, gaie, joyeuse. Oui, c’était merveilleux et mon cœur vibra encore lorsque le concert se poursuivit par « L’Estate », « L’Autunno » et « L’Iverno ».
Il m’a semblé comprendre la musique, son langage, ce qu’elle voulait faire ressentir, son sens profond et spirituel. Déesse enivrante, elle allait parcourir mes rêves. Musique, Musique, Musique qui galope vers l’inconnu, qui pleure, qui fête la nature, la beauté, l’amour et tant. Lorsque nous repartîmes il était tard pourtant j’aurais voulu rester, m’extasier encore et encore. Je demandais alors à ma mère qui était cet homme à la baguette que j’avais tant applaudit. Elle me répondit que son nom était Vivaldi et qu’il avait interprété sa composition « Le Quattro Stagioni ».
L'année suivante, alors que j’avais reçu mon premier violon, celui qui m’avait donné tant de bonheur c’était éteint. J’aurais aimé lui dire que grâce à sa musique j’avais découvert mon chemin.
"La mauvaise action comme disent les hindous, n'est pas de vivre dans le temps mais de croire qu'il n'existe rien d'autre en dehors du temps. On est dévoré par le temps par l'histoire non parcequ'on vit dans le temps, mais parcequ'on croit à la réalité du temps, et, pourtant, on oublie ou on méprise l'éternité"
"Mythes, rêves et mystères"